Kirghizistan

Août 2026

Nomades des cimes

Par Nicolas Sprungli

Sept jours au cœur de l’Asie centrale, entre steppes, lacs d’altitude et traditions nomades.

Le Kirghizistan est sans doute l’une des destinations les plus surprenantes qui soient. En une semaine, se sont succédés les décors alpins du Tian Shan, des steppes verdoyantes et des canyons dignes des grands parcs américains. Un pays méconnu au cœur de l’Asie centrale, qui a pourtant tout à offrir aux amoureux de nature et de dépaysement.

Traversé par l’antique route de la soie, ce territoire fut longtemps un carrefour de marchandises vers l’Extrême-Orient. Surnommé le pays aux quarante tribus — unifiées selon la légende par le héros national Manas — il reste profondément marqué par l’héritage nomade, élément central de l’identité kirghize.

Islamisée à partir du VIIᵉ siècle, la population a toutefois conservé nombre de croyances anciennes. Intégré bien plus tard à l’Empire russe puis à l’URSS, le pays est aujourd’hui un passionnant carrefour culturel.

Routes scéniques, trek à cheval jusqu’aux lacs de montagne, canyons arides et chasse à l’aigle : embarquez pour sept jours d’aventure.

Jour 1 — Bichkek

Nous sommes neuf. Départ de Genève en fin d’après-midi, escale à Istanbul, arrivée juste après l’aube. Le trajet vers la guesthouse suffit à nous réveiller : la conduite locale a cette désinvolture que l’on retrouve dans beaucoup de pays d’Asie. Bagages déposés, voitures récupérées, sieste avalée, nous partons explorer la capitale.

Prévenus du peu d’attrait des ex capitales soviétiques, nous avions ciblé l’essentiel sur une journée. Première étape au bazar Osh, le marché principal : on y trouve de tout, des spécialités locales aux instruments de musique, en passant par les chapeaux traditionnels. La nourriture y est extrêmement bon marché — une bonne raison de s’attabler.

Bazar Osh
Halles couvertes du bazar Osh à Bichkek
Ruelle de marché sous les parasols au bazar Osh

L’après-midi se poursuit dans le centre-ville. L’architecture est austère, mais les espaces verts sont nombreux et la promenade agréable. Nous passons devant l’université et le monument de Manas, où des écoliers, encore peu habitués aux touristes, viennent nous saluer. Puis le parc Panfilov, et la place du gouvernement avec son immense drapeau.

Centre-ville
Monument équestre de Manas à Bichkek
Avenue arborée du centre de Bichkek
Tour en construction au style stalinien à Bichkek
Place Ala-Too
Place Ala-Too à Bichkek, monument et immense drapeau national
Bâtiment du parlement kirghiz en marbre blanc

Malgré la fatigue, nous poussons jusqu’à la mosquée centrale en traversant Victory Square et son mémorial aux soldats de la Seconde Guerre mondiale. Le lieu de culte impressionne par sa taille, moins par ses extérieurs comparés à ceux d’autres mosquées du monde arabo-musulman. Nos tenues d’été n’étant pas conformes aux usages, nous n’avons pas pu en découvrir l’intérieur.

Mosquée centrale
Mosquée centrale de Bichkek et ses minarets

Retour à la guesthouse, dîner et coucher précoce : le programme du lendemain demande des forces.

Jour 2 — Parc national d’Ala Archa

Reposés et à peu près remis du décalage, nous quittons la capitale en fin de matinée direction Ala Archa, l’un des sites naturels les plus célèbres du pays, à une quarantaine de kilomètres au sud. La montagne est partout ici : 90 % du territoire kirghiz est couvert de massifs. Au programme, une randonnée classique — le parc est aussi un terrain d’alpinisme réputé, avec un sommet à plus de 4 800 m.

La route vaut déjà le déplacement : une immense plaine, et au fond la chaîne occidentale du Tian Shan qui coupe brutalement la vallée. Le basculement des étendues brûlées vers un massif alpin frais et préservé est saisissant.

Route vers Ala Archa
Plaine cultivée et chaîne du Tian Shan sur la route du parc d’Ala Archa

Nous laissons les voitures au parking obligatoire et prenons la navette. Quinze minutes plus tard, nous voilà au pied d’une vallée où se mêlent forêts de conifères, glaciers, falaises et sommets enneigés. Deux options : les chemins accessibles du fond de vallée, ou le téléphérique et les randonnées d’altitude, nettement plus sérieuses.

Vallée principale
Vallée glaciaire d’Ala Archa vue depuis les hauteurs
Forêt de conifères et sommets calcaires du parc d’Ala Archa

Nous choisissons la seconde et partons pour une boucle d’environ 3 h vers la cascade d’Ak-Sai. L’effort est soutenu : les marcheurs occasionnels feront mieux de rester dans la vallée. En chemin, nous guettons la faune du parc — bouquetins, marmottes, renards, rapaces. Le léopard des neiges, lui, reste hors d’atteinte : trop discret, trop haut, trop loin.

Montée vers Ak-Sai
Randonneurs sur un sentier rocheux au milieu des conifères
Sentier de terre surplombant la vallée d’Ala Archa
Marcheurs sur une pente raide face à un sommet enneigé

Après une dernière pente abrupte, pause sandwich au pied de la cascade, avec vue sur un glacier. L’un d’entre nous tente une douche, très vite écourtée par la température de l’eau.

Cascade d’Ak-Sai jaillissant d’une paroi rocheuse

Quatre heures et demie de route nous attendent le jour même : nous renonçons au sommet et redescendons. Quelques souvenirs achetés à l’entrée du parc, et cap au sud vers le village de Kyzart.

Torrent glaciaire aperçu entre les conifères du parc d’Ala Archa

Route vers Kyzart

Cette portion valait à elle seule le détour. Obligés de remonter vers le nord pour rejoindre la toute nouvelle autoroute, nous longeons la frontière kazakhe au milieu de paysages désertiques. Les stands de fruits et légumes plantés au bord de la route nous ouvrent l’appétit : arrêt pour un sachet de pommes acheté à une jeune locale.

Vers le sud
Plaine aride et chaîne de montagnes le long de la frontière kazakhe
Stand de pommes au bord de la route sous un parasol coloré

Certains aperçoivent une partie de kok-boru non loin de là. Ce jeu ancestral oppose deux équipes de cavaliers qui se disputent une carcasse de chèvre à déposer dans le camp adverse. Chacun son sport ! Plus loin, une pause essence dans un décor de Nevada, puis la route reprend à travers de superbes canyons, dont celui de Konorchek — que nous n’avons pas eu le temps d’explorer, mais qui mérite un détour si votre séjour le permet.

Sur la route
Voiture bleue à une station-service isolée devant des collines arides
Reliefs rouges et verts au bord de la route
Autoroute traversant un canyon éclairé par la lumière du soir
Deux voyageurs près de leur voiture bleue en surplomb de la route
Collines et crépuscule
Route serpentant entre des collines dorées par la lumière rasante
Ligne haute tension traversant une vallée au coucher du soleil
Route de montagne au crépuscule avec vue sur les vallées

La descente vers le sud se fait au milieu de collines léchées par le vent, avec une halte près du lac Orto Tokoy. Dîner à Kochkor, petite bourgade rurale enclavée dans les montagnes, où nous testons des shawarmas locaux.

Kochkor
Rue de Kochkor avec la chaîne du Tian Shan en arrière-plan

Le reste de la route se fait de nuit : arrivée à Kyzart en fin de soirée. Nous dormons chez l’habitant, dans une famille adorable habituée aux voyageurs. L’hospitalité est une valeur fondamentale ici, et les guesthouses sont partout. L’anglais est rare : nous échangeons à coups de traducteurs en ligne et de gestes, avec ces petits décalages qui font le sel du voyage. Douche, puis repos avant l’étape majeure du séjour : le trek à cheval vers le lac Song-Kul.

Jour 3 — Début du trek à cheval et nuit à Kilemche

Réveil vers 7 h, la maman de la famille nous invite à petit-déjeuner. Nous pensions manger avec eux, mais les femmes de la maison s'occupent de nous et la famille mangera plus tard. Affaires rassemblées, remerciements et adieux faits, nous rejoignons en fin de matinée le point de départ du trek, à l’autre bout du village.

Timur, le jeune guide local avec qui nous avons organisé l’expédition, nous accueille chez lui, où sa famille nous invite à déjeuner. Nous y retrouvons deux Français arrivés par le même avion, qui complètent notre groupe. On nous présente ensuite les quatre membres de la famille qui nous accompagneront deux jours. Puis vient le choix des chevaux : une seule d’entre nous monte régulièrement, le groupe n’est donc pas serein. Je prends au hasard un grand cheval brun — grand étant relatif, les chevaux kirghizes restant assez courts sur pattes.

Équipés et briefés sur les ordres de base (tchu-tchu pour avancer, drrr pour ralentir), nous partons. Le plateau aride par lequel nous débutons ce trek laisse place à une rivière de fond de vallée digne du Rio Grande, où nous faisons halte. Pendant que les chevaux s’abreuvent, les guides apprennent nos prénoms et saluent notre aisance — alors que nous sommes presque tous néophytes. Les montures sont, il faut le dire, remarquablement bien dressées : aucun incident de tout le trek.

En selle
Vue depuis la selle sur une piste de terre traversant la steppe kirghize
Pancartes en bois indiquant Song-Kul près de chevaux attachés
Cavaliers longeant une rivière de fond de vallée au Kirghizistan

Le chemin serpente ensuite entre les montagnes jusqu’à un immense plateau verdoyant, où les guides nous proposent notre premier galop. La bande s’élance jusqu’à 45 km/h : la sensation est folle. Après trois heures de chevauchée environ, nous atteignons le camp de yourtes de la vallée de Kilemche, unique étape avant le lac.

Le grand plateau
Immense plateau verdoyant cerné de collines au Kirghizistan
Camp de Kilemche
Yourte blanche et vaches paissant devant les montagnes
Intérieur d’une yourte kirghize avec table dressée et porte ouverte sur la vallée

Les guides s’occupent des chevaux, nous posons nos affaires dans les yourtes et explorons les alentours. D’autres groupes sont arrivés avant nous : le camp compte une trentaine de personnes. Les installations sont rudimentaires — toilettes sèches, eau à filtrer — mais c’est bien pour ce dépaysement que nous sommes venus. Photos et plans drone occupent l’après-midi, avant une descente vers la vallée en contrebas, parcourue par une rivière et les troupeaux qui s’y abreuvent. Deuxième tentative de baignade dans les eaux glaciales de montagne, encore une fois de courte durée. Le dîner est suivi d’une soirée improvisée mémorable avec les guides et leur sono. Chacun rejoint sa yourte peu à peu, dans une ambiance de colonie de vacances ; quelques irréductibles restent dehors pour observer les étoiles et un superbe lever de lune.

Descente vers la vallée
Groupe descendant à pied vers un hameau au creux des collines
Rivière serpentant dans une vallée verte avec deux baigneurs sur la rive
LEVER DE LUNE SUR KILEMCHE
Ciel étoilé et lueur dorée du lever de lune derrière les crêtes

Jour 4 — Arrivée au lac Song-Kul

Le réveil est brutal : une vache du camp s’est installée à quelques mètres de la yourte et se prend manifestement pour un coq. Les lits au sol se sont révélés étonnamment confortables, et la température intérieure tient bien malgré la fraîcheur nocturne de l’altitude. Petit déjeuner, puis départ. La matinée sera une longue ascension jusqu’au col de Tuz-Ashuu, point culminant du séjour.

D’un côté, la vue sur les paysages parcourus la veille ; de l’autre, Song-Kul, magnifique lac d’altitude de 270 km². Gelé plusieurs mois par an, il devient en été un lieu de transhumance : les familles nomades y installent leurs yourtes, y font paître les troupeaux et redescendent en ville aux premiers froids.

Montée au col de Tuz-Ashuu
Cavaliers montant un sentier dans une vallée verte du Kirghizistan
Chevaux sellés à l’arrêt sur un plateau d’altitude
Deux marcheurs assis au sommet d’un piton rocheux orangé
Groupe à cheval traversant des prairies d’altitude sous de gros nuages
Song-Kul
Cavaliers descendant vers le lac Song-Kul depuis les pâturages d’altitude

Nous redescendons jusqu’au lac et longeons les camps jusqu’à rejoindre le nôtre, un peu à l’écart de la route principale. Les grands-parents de Timur nous accueillent, et le rituel de la veille se répète. L’après-midi est occupé par les échanges avec les autres voyageurs, venus de tous horizons. Baignade dans le lac — bien plus agréable que la rivière — puis partie de volley avec les guides, qui ont manifestement vu défiler assez de touristes pour atteindre un niveau de tournoi. Le dîner arrive vite, la fatigue aussi : chacun regagne sa yourte.

Camp de Song-Kul
Partie de volley devant une yourte blanche au bord du lac Song-Kul
Chevaux au pâturage devant le lac Song-Kul au crépuscule
Yourte au coucher de soleil
Yourte blanche isolée sur une plaine au coucher du soleil

Jour 5 — Route vers Issyk-Kul et canyon d’Ak-Sai

Nous repartons le lendemain après avoir remercié la famille de Timur. Une amie du groupe, malade et incapable de monter à cheval, est raccompagnée en ville en SUV par l’un des guides. Notre retour est nettement plus sportif que l’aller : certaines portions de descente sont si abruptes que les plaisanteries habituelles cèdent vite la place à un silence de concentration intense.

Retour du trek
Cavalière descendant une crête herbeuse face à la vallée
File de cavaliers progressant sur une colline fleurie

Heureusement, chevaux et guides connaissent ces sentiers par cœur : aucune perte à déplorer. Retour au point de départ vers midi, retrouvailles avec notre amie, déjeuner avec les guides, puis cap à l’est vers le lac Issyk-Kul. En chemin, arrêt au canyon d’Ak-Sai, à une quinzaine de kilomètres de Bokonbayevo. Surnommé la « vallée des rivières oubliées », ce canyon désertique déploie un réseau saisissant de ravines claires et rougeâtres.

Route vers Issyk-Kul
Village kirghize au pied des montagnes, longé par une piste de terre
Entrée du canyon d’Ak-Sai
Voiture engagée sur une piste entre deux parois de terre ocre
Voiture au pied d’une immense paroi érodée du canyon d’Ak-Sai
LE CANYON VU D’EN HAUT
Ravines dorées du canyon d’Ak-Sai sous un ciel d’orage
Panorama de crêtes érodées face aux montagnes enneigées
Rayons de soleil percant les nuages au-dessus du canyon et du lac Issyk-Kul

Malgré une météo difficile, c’est l’une des plus belles vues qu’il m’ait été donné de voir. Une randonnée accessible mène au meilleur point de vue depuis le parking ; nous y sommes restés un moment, drone à l’appui. Notre conseil : monter en fin d’après-midi et redescendre juste avant le coucher du soleil, pour éviter la foule.

Nous reprenons ensuite la route vers notre lodge de Tosor, sur la rive sud d’Issyk-Kul, pour deux nuits.

Jour 6 — Vallée et chutes de Barskoon

Le lendemain se complique : plusieurs d’entre nous développent les mêmes symptômes que notre amie en fin de trek. La vallée de Karakol, jusqu'ici prévue au programme, se trouve à 4 h 30 de route ; avec une météo très défavorable, nous préférons renoncer.

Les valides partent donc pour la vallée de Barskoon, bien plus proche : trente minutes de route vers le sud depuis Tosor, et nous voilà dans une vallée bordée de forêts alpines. Le parking d’où partent les sentiers est accessible depuis la route, et deux chutes se trouvent à courte distance. Deux petites heures suffisent pour boucler l’itinéraire qui les relie et prendre le temps de photographier.

Sentier de Barskoon
Randonneurs sous la pluie sur un sentier de la vallée de Barskoon bordé d’épicéas
Les chutes de Barskoon
Torrent dévalant une gorge forestière vers la première chute de Barskoon
Cascade à deux paliers dévalant une paroi rocheuse dans la brume

Les sentiers en dénivelé étant dégradés par la pluie, nous laissons de côté la grande boucle de 6 h qui contourne les chutes. La sortie reste très agréable et s’est révélée une bonne alternative à notre plan initial. Retour au lodge en fin d’après-midi, pour profiter du confort et prendre soin des malades.

Jour 7 — Canyon de Skazka et chasse à l’aigle

Dernier jour. L’état du groupe s’améliorant, nous maintenons le programme et partons en fin de matinée pour le canyon de Skazka, sur la route du retour vers Bichkek. Le « canyon des contes de fées » doit son nom à ses formations rocheuses, qui évoquent châteaux, dragons et créatures fantastiques selon l’angle et l'imagination. Même érosion qu’à Ak-Sai, ravines et crêtes très fines, mais des contrastes de couleurs bien plus francs — brun, rouge, beige, ocre.

Deux bonnes heures d’exploration : le site est nettement plus praticable que celui de l’avant-veille et ne demande aucune condition physique particulière. Avec un peu d’effort, on grimpe sur la colline qui le surplombe, d’où l’on embrasse d’un même regard le lac, le canyon et les montagnes.

Canyon de Skazka
Randonneurs sur une crête du canyon de Skazka sous un ciel bleu
Deux marcheurs remontent un sentier du canyon sous un ciel d’orage
Formations rocheuses rouges effilées adossées à une colline verte
Ravines ocre et jaunes érodées du canyon de Skazka

Direction Bokonbayevo pour la dernière activité du séjour : une démonstration de chasse à l’aigle. Nous retrouvons nos hôtes chez eux avant de rejoindre un site en montagne, où deux jeunes nous expliquent les rouages de cette pratique héritée des populations nomades. Les chasseurs — les berkutchi — prélèvent les œufs directement dans les nids d’aigles royaux et élèvent les oisillons dès la naissance. Entraînés pendant plusieurs années à la chasse au renard, au lièvre ou à la marmotte, les oiseaux développent une relation singulière avec leur maître avant d’être relâchés au bout d’une quinzaine d’années.

La pratique est aujourd’hui surtout culturelle et sportive, entretenue lors de rassemblements et de compétitions. Nous assistons à plusieurs démonstrations de chasse au leurre, avec l’aigle mais aussi des chiens locaux dérivés du lévrier, et testons le tir à l’arc chacun notre tour. Les adieux faits aux locaux, les voitures reprennent finalement la route du nord.

Chasse à l’aigle, Bokonbayevo
Vaste plaine dorée cernée de montagnes sous un ciel d’orage
Jeune berkutchi tenant un aigle royal, un cavalier en arrière-plan
Aigle royal ailes déployées sur le gant d’un berkutchi à cheval
Aigle royal posé au sol devant les montagnes
Voyageuse tirant à l’arc traditionnel face aux montagnes

Après plusieurs heures de trajet et la restitution des véhicules, nous passons notre dernière nuit kirghize dans une auberge de jeunesse du centre-ville, moderne et confortable. Lever tôt le lendemain pour le vol retour : usés par une bonne fatigue après cette aventure riche en péripéties, nous quittons le Kirghizistan avec des souvenirs plein la tête.

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